Bénédiction Urbi et Orbi ce vendredi

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Le Pape a également annoncé qu’il présiderait un temps de prière ce vendredi 27 mars à 18h sur le parvis de la basilique Saint-Pierre. La Place Saint-Pierre sera vide, mais François invite tout le monde à s’y associer grâce aux médias, car cette célébration sera retransmise à la radio, à la télévision et sur internet. «Nous écouterons la Parole de Dieu, nous élèverons notre supplication, nous adorerons le Saint-Sacrement, avec lequel je donnerai à la fin la bénédiction Urbi et Orbi, à laquelle sera attachée la possibilité de recevoir l’indulgence plénière.» Cette initiative est tout à fait exceptionnelle, la bénédiction Urbi et Orbi n’étant normalement prononcée qu’à Noël, à Pâques et lors de l’élection d’un nouveau Souverain pontife.

Lettre du père F. Chaubet

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« Humbles et pauvres, nous te supplions, Seigneur, accueille-nous ; que notre sacrifice, en ce jour, trouve grâce devant toi. Lave-moi de mes fautes, Seigneur, purifie-moi de mon péché. »

 

Cette prière que le prêtre dit avant et pendant qu’il se lave les mains est une survivance du passé.

 

Elle vient du temps où, à la quête, le prêtre recevait poules et autres viandes, carottes et autres légumes qui servaient à préparer un repas qui rassemblerait la communauté et donnerait à manger aux pauvres. Le prêtre, qui venait de collecter poules et navets, devait se laver les mains pour pouvoir célébrer l’eucharistie.

Petit à petit, cette pratique a été remplacée par la quête telle que nous la connaissons. Petit à petit, le geste du lavement des mains a donc perdu son côté pratique et s’est spiritualisé pour devenir le très beau geste d’humilité et de pénitence du prêtre qui, dans sa condition d’homme pécheur, se place devant le mystère de l’eucharistie qu’il va célébrer.

La célébration de la messe garde la trace de ces pratiques aujourd’hui disparues.

 

En ces temps difficiles, j’aimerais attirer votre attention sur L’EMBOLISME.

C’est-à-dire le développement de la dernière demande du « Notre Père ». (Embolisme vient du grec « emballo » = insérer un mot, insertio)

 

« Délivre-nous de tout mal, Seigneur, et donne la paix à notre temps ; par ta miséricorde, libère-nous du péché, rassure-nous devant les épreuves en cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets et l’avènement de Jésus-Christ notre Sauveur. »

 

L’embolisme vient s’intercaler entre la dernière demande du « Notre Père », (« mais délivre-nous du mal ») qu’il développe et la doxologie qui conclut la prière.

 

L’origine de l’embolisme vient sans doute du 5eme-6eme siècle. Pour les hommes et les femmes de cette époque, le mal dont ils devaient être libérés avait un visage très concret. Il s’agissait des hordes barbares qui venaient régulièrement saccager l’empire romain. Par cet embolisme, le prêtre demandait au Père de libérer les hommes du mal.

Dans un acte de courageuse confiance, au cœur des épreuves, le prêtre reconnaissait et démasquait le mal présent dans la vie des hommes. Ce mal si prompt à se servir des épreuves de la vie des hommes pour les faire douter de la miséricorde divine.

Il affirmait ainsi que le Dieu de bonté n’est pas responsable des épreuves qui accablent l’homme (Que nul, s’il est éprouvé, ne dise : « C’est Dieu qui m’éprouve. » Dieu en effet n’éprouve pas le mal, il n’éprouve non plus personne. » Jc 1,13). Il affirmait que le Père est le Dieu de la vie, de la paix et que, in fine, Il est Celui qui nous libèrera par le triomphe de son Fils, Celui qui doit venir et dont nous attendons l’Avènement.

 

Aujourd’hui, en ce temps d’épidémie, l’Embolisme retrouve toute sa force, retrouve toute sa signification d’une prière collective.

Au moment où l’épreuve nous touche tous, je sais que l’adversaire nous propose la peur, la méfiance, le chacun pour soi comme chemin. Alors ne cessons pas de prier, ne cessons pas de faire confiance à celui qui est la vie. Prions pour qu’au cœur des épreuves il nous soit donné de ne pas « entrer en tentation, mais d’être libérés du mal ». Qu’il nous soit donné de continuer d’attendre avec confiance Celui qui vient et d’œuvrer pour que le Royaume soit « sur la terre comme au ciel ».

Je sais que nous ne pouvons célébrer ensemble, mais quand vous regarderez la messe à la télé, ou que vous l’écouterez à la radio, je vous invite à faire vôtre cette prière qui nous enracine dans la confiance. Sachez que, en pensant à chacun de vous, je la porterai en mon cœur avec plus de force que d’habitude.

Confiance, Il est Celui qui nous libère et nous donne la vie.

Paix Joie dans l’espérance.

 

Père François

Covid-19

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Extrait des recommandations du diocèse de Toulouse :

 

À la suite des mesures prises par Monsieur Emmanuel Macron, président de la République et par son premier ministre, Monsieur Edouard Philippe, l’Église de Toulouse prend les dispositions suivantes : 

Toutes les messes sont annulées jusqu’à nouvel ordre. Les églises peuvent rester ouvertes à la prière. 

Tous les rassemblements y compris de jeunes prévus dans les paroisses et les mouvements sont annulés ou reportés : éveil à la foi, catéchèse, scoutisme etc.

 

Lettre de notre curé le père F. Chaubet : COVID-19 Lettre aux paroissiens
Lettre des évêques de France :  2020.03.19.lettre-eveques-de-france